Le dessin peut se pratiquer sur n'importe quel support, c'est un fait entendu. Il existe toutefois une grande viversité de papiers qui offre à l'artiste l'opportunité de sélectionner le mieux adapté à la technique qu'il souhaite mettre en oeuvre.

On trouve des papiers de différentes épaisseurs, textures et couleurs, pour le bonheur de tous.

 


GENERALITES

Il existe beaucoup de papiers différents, chacun adapté à une ou plusieurs techniques particulières, certains pour les esquisses, d'autres pour l'aquarelle, etc... On évite en général de dessiner sur du papier couché, trop lisse, mais de manière générale, tout support convient, dès lors que le crayon adhère dessus. Par exemple, les papiers bristol et les cartons conviennent eux aussi au dessin, ainsi que le bois, la toile et même la pierre...

Ils se présentent sous la forme de feuilles, vendues à l'unité dans les grandes surfaces ou chez les magasins spécialisés, ou sous la forme de cahiers à spirales ou reliés. Le format Paysage, de forme rectangulaire, entre 16 x 24 cm et 50 x 65 cm, est le plus courant.

Outre sa couleur, le papier présente des caractéristiques de grande importance :

  • son grammage : plus il est élevé, plus le papier est épais, et donc résistant. A l'inverse, un papier à faible grammage se perce facilement.

  • son adhérence : tous les médiums adhèrent différemment selon les qualités du support. On dit qu'un papier atteint son point de saturation quand rajouter de la couleur ou du noir ne change plus rien à son aspect.

  • sa surface : elle se révèle sous l'effet d'un trait de crayon ou d'une ombre.

Utilisation :

Pour débuter, on utilise généralement un grain assez fin (180 à 200 grammes). Il faut toutefois veiller à choisir un papier adapté à la technique choisie, certaines demandant des papiers d'un grain assez fort, d'autres des papiers lisses.

Un dessin à la plume sera d'autant plus réussi que le papier sera lisse. En revanche, les médiums graphiques secs, comme le crayon, le pastel, la sanguine et le fusain, réclament un papier plus rugueux.

Pour éviter que le papier ne se déchire ou ne se froisse, et pour garantir votre liberté de mouvement si vous ne travaillez pas sur un cahier relié, il est préférable de fixer votre feuille sur une planche, soit au moyen de 4 pinces à dessin (elles n'abîment pas le papier), soit au moyen de ruban adhésif spécial dessin (à ôter avec précaution), soit au moyen de punaises à chaque coin.


PAPIER DE COULEUR

On l'utilise principalement avec le fusain, la sanguine, la craie blanche, les pastels et les carrés Conté. Il est idéal pour les dessins présentant des rehauts de blanc et apporte aux techniques graphiques les plus variées un éventail de possibilités plastiques considérable. La couleur du papier permet en effet de réaliser des effets de volume et de profondeur ou d'introduire des tonalités différentes de celles du dessin.

Le choix de la couleur est variable. Le modèle choisi peut servir de guide (pour un coucher de soleil, un papier orange ; pour une toile marine, un bleu ; pour un nu, un papier couleur chair...), mais on peut aussi tenter des contrastes complets pour obtenir des effets inédits.


Utilisation :

Elle diffère selon le médium choisi, car les effets obtenus varient énormément.

  • avec le fusain seul : en développant une gamme de tons au fusain sur un papier de couleur, on peut obtenir des effets de transparence, quand la couleur du papier apparaît sous le ton clair. L'estompage ou le fondu produit des résultats différents de ceux obtenus sur papier blanc, puisque s'opère une combinaison entre fusain et couleur.

  • avec fusain et craie blanche : la gamme de tons de gris obtenue en mêlant fusain et craie blanche donne des variations très intéressantes et on obtient des effets de qualité qu'il faut savoir exploiter (dégradés, fondus...).

  • avec la sanguine seule : tant que la couleur du papier contraste suffisamment avec la sanguine, tous les choix sont permis. On peut jouer sur les contrastes entre les différentes couleurs de sanguine pour obtenir des gammes de tons couleur terre (ocre, sépia, rouille...).

  • avec sanguine et craie blanche : elles sont à peu près aussi volatiles l'une que l'autre, si bien que l'on peut étendre l'une sur l'autre de manière indifférente, mais pour un résultat visuel différent (estompage et fondu n'ont pas les mêmes conséquences).

Essais au fusain et à la craie blanche